A peine la "toute jeunette" - comme elle se qualifie elle-même - a-t-elle amorcé son "Quelques lignes" inspiré par Marylin Monroe, qu'on reste skotché par sa voix superbe, émouvante et sans apprêt. Question d'urgence. De fond. On comprend alors que cette bachelière option sciences politiques, férue de poésie, de théâtre et de romans fantastiques, détourne ostensiblement le vieux Descartes pour s'en imprimer un credo : "JE CHANTE DONC JE VIS".
Venue à la chanson après le décès de son père, il y a sept ans, elle lui a dédié "Mal" et témoigne au gré des ballades jazzy ou des morceaux plus rock, des interrogations et des sentiments qui cognent souvent trop fort dans son "horloge interne". Pour autant, par respect du public autant que par plaisir personnel, Marie soigne particulièrement son image, et comme elle a longtemps pratiqué la danse (onze années de modern-jazz, deux de funk), elle sait tempérer d'un bonheur physique la gravité récurrente de son propos.
Daniel PANTCHENKO
Commentaires